Texte rassemblement du samedi 10 janvier 2026 : MRAP et Mouvement de la Paix

samedi 17 janvier 2026
par  mrap40
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Non le génocide n’est pas terminé ! La façon dont l’armée israélienne sur ordre de son gouvernement traite la population de Gaza, ne peut être considérée comme l’arrêt des crimes contre l’humanité. Qu’on en juge : les assassinats se poursuivent avec tirs et bombardements (plus de 400 morts et 1000 blessés à ce jour), l’entrée des convois d’approvisionnements sont limités selon le bon plaisir des militaires israéliens (200 à 300 camions par jour alors qu’il en faudrait 600, et des fournitures aussi élémentaires que des couvertures, des tentes, ou des couches pour bébé sont refoulées pouvant être assimilées à des objets dangereux pour la sécurité de l’armée israélienne).
Et pendants ce temps les gazaouis survivent dans le froid et sous la pluie, avec toujours des restrictions alimentaires et le manque de soins médicaux. Imaginons la vie ou ce qui est sensé lui ressembler sous une toile de tente, en pataugeant dans l’eau, avec des vêtements humides qui ne sécheront pas, au milieu des ruines et sans perspectives.
Cela rappelle de bien tristes images d’une histoire que l’on aurait voulu ne plus voir.
Le génocide a pris un autre visage : tuer à petits feux et décourager les familles qui n’en peuvent plus. Israël compte sur ces réactions humaines pour encourager les départs sans retour. Chassez ces arabes qui nous gênent dans notre grand projet d’annexion ! La colonisation en marche d’un territoire qui devrait être reconverti en « Riviera ».
Comme cela ne suffit pas, le gouvernement israélien vient de décider de retirer à 37 organisations humanitaires leur accréditation. Parmi elles, Médecins Sans Frontières accusée de dénoncer le génocide, l’UNWRA (organisme des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens) accusée mensongèrement d’avoir eu dans ses rangs 2 « terroristes du Hamas », et ainsi de suite. Après l’interdiction de journalistes étrangers dans la bande de Gaza, il s’agit maintenant d’éviter la présence d’autres témoins gênants pour la propagande israélienne et d’assécher les secours humanitaires tant en termes médicaux qu’alimentaires ou scolaires. Qui osera encore dire qu’Israël est un pays démocratique ? A part bien sûr, l’ami Trump et les silencieux complices européens.
Ce qui se passe à Gaza et que nos médias, avec toujours les mêmes exceptions, ne relaient guère, reste une honte pour l’humanité toute entière.

La souffrance des gazaouis trouve son pendant en Cisjordanie occupée et à Jérusalem. Les palestiniens y sont malmenés voire terrorisés dans de très nombreux villages, petites et grandes villes, comme Jérusalem. Les colons et l’armée israélienne qui les épaule s’y déchaînent. Plus de 1000 morts depuis octobre 2023, des paysans, des villageois, des habitants des villes sont chassés de chez eux et leurs maisons détruites pour laisser la place à des colons dont le nombre ne cesse de gonfler : plus de 700 000 aujourd’hui qui sont confortés dans leurs ambitions messianiques par l’appui du gouvernement israélien. Les ministres fascistes Ben Gvir et Smotrich qui arment les colons et suscitent la création de nouvelles colonies, en font une condition de leur soutien à Nétanyahou toujours avec ses « gamelles ».
Comment entrevoir un futur État palestinien quand le mitage de l’occupation avec force colonies, murs de la honte et « checks points » pourrissent la vie et l’avenir des palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem ?
Notre gouvernement français qui, avec d’autres, a reconnu l’État de Palestine n’a pu que condamner cet état de fait, sans pour autant décider de mesures de rétorsion. Business européens, dont ceux de l’armement, obligent ! Et ménager l’allié américain retient. La Commission européenne en particulier nous fait honte !
Et pourtant cet « allié » américain, avec à sa tête Trump : suppôt de Nétanyahou, cause à la planète toute entière bien des soucis.
Ce « faiseur de paix », comme il aime à se définir, éclabousse et injurie les peuples du monde entier avec sa démesure impérialiste et son hubris guerrier. Le droit international, il ne connaît pas. Il abhorre les accords internationaux qu’il dénonce à tour de bras (le dernier en date étant l’accord de Paris sur le climat), et il ne reconnaît que la logique de l’« América First ». L’impérialisme états-unien poussé à son extrême par le recours à la force, qui peut conduire à la guerre et à la soumission des peuples est le danger du moment. Il appuie et laisse en première ligne Israël pour débarrasser Gaza de ses habitants légitimes, il donne tous pouvoirs à Israël pour faire la loi au Proche Orient (en premier lieu en Palestine, mais aussi au Liban, en Syrie, en Iran). Lui, s’occupe de faire barrage à l’empire chinois et de pactiser avec un autre impérialiste : Poutine.
Mais il a des visées encore plus larges. Il lui faut aussi s’attaquer aux régimes du continent américain qui gênent les intérêts de ses multinationales capitalistes et ne veulent pas plier devant ses injonctions. Les pays qui n’ont pas le régime politique qui lui convient.
Le très grave et dernier événement en date est le bombardement il y a quelques jours de Caracas et le kidnapping du président du Vénézuéla : Nicolas Maduro, qu’il fait juger sous un faux prétexte devant un tribunal américain. Un scandale de plus qui bafoue toutes les lois internationales. On peut penser bien des choses du régime de Maduro, mais cela ne justifie en rien la remise en cause de l’indépendance d’un pays et de ses institutions.
La main mise sur le pétrole vénézuelien’est que l’épiphénomène d’un impérialisme prédateur qui peut conduire au pire c’est à dire à une guerre généralisée. Ce torpillage de la Charte des Nations Unies qui se veut le moyen de régler les conflits par des voies pacifiques sidère le monde et rend coi nos démocraties occidentales, voire les rend vassales. Ce qui n’est pas surprenant, et inquiète.
Dans la foulée, des menaces visent Cuba, et la Colombie pour des raisons politiques, et le Groenland pour ses ressources minières et sa position stratégique.
Pour ce dernier pays les variantes vont de l’annexion pure et simple au rachat, en passant par une intervention armée. Un délire ! avec un impérialisme américain qui ne connaît plus de limite, puisque ses alliés le laissent faire, et se satisfont de molles déclarations de protestation.
Ce qui se passe en Palestine n’est hélas que la traduction d’une main mise par la force sur un territoire qui recèle des ressources (eau, pétrole et gaz) qui peuvent servir à Israël comme cheval de Troie d’un capitalisme conquérant et prédateur.
Nos rassemblements comme celui de ce matin veulent aussi signifier que nous sommes conscients des enjeux qui se jouent en Palestine. Le piétinement du droit international n’est pas le moindre. Le génocide ne saurait être la règle pour décider du sort d’un peuple plus faible en capacité de faire reconnaître ses droits.
C’est pour cela que nous continuerons à soutenir le peuple palestinien à Gaza comme en Cisjordanie, à exiger que l’aide internationale puisse le soulager, que sa liberté puisse un jour triompher.

Continuons à crier : Palestine libre !

Enfants de Gaza, enfants de Palestine c’est l’humanité qu’on assassine !


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